C’est ce que décrivent les lieux : des hommes et des femmes de toutes origines en train de prier, de manger, de travailler, mais surtout de faire des affaires. Les produits de contrebande circulent à tous les étages de cette petite ville pour se déverser dans les rues de Hong Kong et partout ailleurs, surtout en Afrique. Comme l’explique l’un des intervenants africains, il ne s’agit pas de globalisation mais de « chinesation » de l’économie.
Les caméras de surveillance traquent les activités de cette fourmilière humaine nuit et jour, pourtant les couloirs foisonnent de clandestins qui témoignent à visage couvert.
Si quelques résidants parlent la langue des autochtones, le mandarin, l’anglais joue le rôle de la langue adamique. Elle rapproche les clients indonésiens des restaurateurs pakistanais, elle permet la rencontre entre un homme et une femme.
Il est tard. Les énormes barres de béton s’allument d’une multitude de points lumineux. Les commerces ont tiré leurs rideaux de fer. Les locataires comptent leur recette journalière et d’autres regardent la télévision ou pendent leur linge.
En ce soir de Saint-Sylvestre, à Hong Kong, on tire un feu d’artifice.