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HIT ME ONE MORE TIME de Patrick Galbats
Exposition du 10 mars au 29 avril 2018 - CNA
10-03-2018 / 29-04-2018


Exposition HIT ME ONE MORE TIME de Patrick Galbats

du 10 mars au 29 avril 2018

Depuis quelques années, Patrick Galbats arpente les routes hongroises au cours d’une série de voyages, tissant un récit à entrées multiples.

Au point de départ, il y a Imre Miklos Galbats – son grand-père hongrois – obligé de fuir sa terre natale en 1944 ; un réfugié et un apatride dans la tourmente de l’Histoire, qui inscrit l’hymne national hongrois dans son passeport.

C’est pour Patrick Galbats le début d’une exploration immersive de ses origines familiales hongroises, une entreprise qui le confronte rapidement à l’histoire complexe d’un pays toujours en transition et inévitablement au regain nationaliste progressif depuis la chute du mur de Berlin.

S’inscrivant sur le long terme, nourri de poésie et littérature hongroise, Patrick Galbats sillonne cette topographie multistrate et met en images – au prisme de sa propre histoire – une narration qui se construit en 3 séquences.

La série ouvre sur une suite de paysages infâmes, ceux de la frontière serbo-hongroise, qui – par la construction d’une clôture de 175 km de long – matérialisent le refus politique hongrois d’accueillir des réfugiés sur son territoire. Contrairement aux images souvent stigmatisantes diffusées par les médias, ici, pour évoquer la crise migratoire, on ne montre pas les visages des réfugiés, mais les instruments de cette violence politique : caméras de surveillance, fils barbelés, clôtures, points d’observation, postes-frontières… La persistance de cette barrière bafoue l’idéal européen et défie l’intransigeance sur ses valeurs fondamentales.

En partant de ces contours fissurés, Patrick Galbats poursuit son exploration à travers les villes et villages, et met en lumière les décors des allers-retours temporels, révélateurs à la fois des croyances et idéologies dominantes et de leurs détournements patriotiques. Monuments, turuls, enseignes de multinationales, drapeaux, symboles religieux, hussards, marches de commémoration, tatouages, fermettes et immeubles à l’architecture socialiste infusent - d’une manière plus ou moins probable - le paysage et ses protagonistes. De la nostalgie d’une Grande Hongrie, rêve à jamais brisé par le traité de Trianon, au retour de la menace fasciste, la succession d’images rend palpable un amalgame à une autre échelle, celui suscité par les mouvements qui exploitent tout un spectre d’angoisses sous-jacentes comme la dilution de l’identité nationale, le terrorisme islamique et l’impact de la globalisation sur le niveau de vie.

Une troisième partie – qui se déploie sur un mode plus encyclopédique – tente de décoder tout ce condensé de signes et de symboles - de l’anecdotique à l’analytique - à travers une compilation de douze images accompagnées des textes du journaliste Joël Le Pavous.

Le titre « Hit me one more time », référence un peu fourbe à la culture pop, entre ici en résonance avec les emblèmes et « icônes » d’un climat politique sombre. Tel un perce-oreille trompeur, il dénonce l’attitude qui consiste à se laisser bercer par une vision univoque – dans la position immuable et inévitable de la victime – prisonnière de son histoire.

Avec « Hit me one more time » Patrick Galbats aborde la condition humaine dans un monde changeant – au-delà d’une simple description - davantage comme un questionnement de notre propre point de vue face à un spectacle non dépourvu de conséquences.

 

Exposition du 10 mars au 29 avril 2018

Vernissage le samedi 10 mars à 11h00 en présence du photographe

Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 22h00

Entrée libre

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Dernière mise à jour de cette page le : 24-04-2018